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ANESM - Accompagner la fin de vie des personnes âgées en Ehpad

8 janvier 2018

La fin de vie est un temps singulier dans la vie de toute personne et mérite une attention soutenue de la part des professionnels. Elle accentue notamment la vulnérabilité physique et psychologique des personnes âgées en venant limiter leur pouvoir de décisions. Cette situation soulève de nombreuses questions en particulier au regard du respect des droits et des libertés individuels mais également de la qualité de l’accompagnement.

La Charte européenne des droits et des responsabilités des personnes âgées nécessitant des soins et une assistance de longue durée le relève dans son article 8 : « Vous avez le droit de mourir dans la dignité, dans des conditions conformes à vos souhaits et dans les limites de la législation nationale du pays où vous résidez ».
Ces recommandations accompagnement les mesures des deux plans nationaux suivants :

  • le plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie, dont la mesure n°7 « Diffuser les bonnes pratiques » ;
  • le plan maladies neuro-dégénératives (PMND) 2014-2019, dont la mesure n°30 « Améliorer l’accompagnement de la fin de vie » vise à garantir à chaque malade la prise en compte dans son projet personnalisé de la fin de sa vie et d’organiser.

Dès lors que l’on sait qu’il survient en moyenne plus d’un décès par mois en Ehpad, il importe de prendre en compte trois déterminants de la qualité de l’accompagnement de fin de vie :
• La cohérence du parcours de fin de vie et des objectifs thérapeutiques ;
•La personnalisation de l’accompagnement et la prise en compte des caractéristiques culturelles, de l’histoire de vie de la personne, de la douleur ou d’autres symptômes ;
• La qualité du lien entre professionnels de l’aide et du soin, les personnes âgées et leur entourage

Source : ANESM [http://www.anesm.sante.gouv.fr/spip.php?article1223&var_mode=calcul], décembre 2017